Mardi 13 janvier 2009
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Depuis qu'on a regardé la série Swingtown avec Mr Flemmard (qui au passage, est une série trop top, pas du tout ce que je pensais quand il m'a proposé de la regarder. Et oui, c'est une
série qui a comme thème l'échangisme), on est à fond dans les années 70. Enfin, à fond, sans exagérer non plus hein? On n'a pas sorti les pattes d'éph' et les chemises oranges. On a encore moins appliqué le thème de la série. Mais on a vu des trucs trop
sympa, comme des trucs de décoration par exemple.
Et puis, Mr Flemmard m'a dit qu'il avait vu un tableau très chouette dans la vitrine d'une boutique de meubles depuis sa voiture. Avec un peu ce thème années 70 justement. Il m'a expliqué et je savais où c'était. Je l'avais
déjà vu. Une immense toile de genre 1m
sur 2, avec une silhouette d'une afro-américaine en une seule couleur reprise trois fois l'une à côté de l'autre. Vous voyez, le style de tableau qui ne reprend que les ombres et les lignes principales. Je ne sais pas si je me fais comprendre.
Sûrement pas. Peu importe, vous allez bien voir où je veux en venir. En tous cas, le tableau en question, il ferait trop bien dans mon salon. Surtout que nos murs en manquent
terriblement.
Sauf que le tableau en question, je savais très bien qu'il coûterait la peau des fesses. On y est tout de même allés. On a demandé. On nous a répondu. On a dit OK. On est ressortis. 1200 euros. Euh, oui, il est beau ce tableau, il irait bien dans mon salon. Mais
mon porte-monnaie n'a pas 1200 euros à dépenser dans un tableau. Ah oui, non, parce que, en fait, il fait 1200 euros, mais en négociant avec l'artiste, on peut l'avoir à 1000. Ouais. J'ai pas
1000 euros non plus à mettre dans un tableau. Tout comme le buffet qu'on a fait faire par notre pote Yo.
Et bien, que
diable, je vais le faire moi-même. A prix de revient quoi.
Bon, trouver une toile de 1m sur 2, c'était déjà loupé d'avance. J'ai trouvé 3 toiles de 60cm sur 60cm. Ca fera
l'affaire. Et puis, de toutes façons, mon salon n'est pas si grand que ça.
J'ai donc cherché une photo en noir et blanc d'une afro-américaine style années 60-70. Avec l'afro, les cheveux
en casques, mais bien gros. J'en ai trouvé une superbe.
Sauvegardée sur mon ordi, et bidouillée pour faire ressortir les ombres.
Premier essai de ce que je veux faire sur un papier, à l'arrache, à minuit, en revenant d'une sortie resto, le
vin rouge aidant à ma créativité...
Et dimanche j'ai attaqué le vrai travail: faire la silhouette au papier calque. Y'a un autre dessin sur le
calque, j'avais essayé avec une autre photo pour voir, mais ça fonctionnait pas. Enfin, je n'y arrivais pas surtout.
Puis la reproduire sur un papier et la colorier en noir.
Ensuite, quadrillage.
Parce que ma toile, elle fait 60x60. J'ai pas encore investi dans l'imprimante d'architecte qui imprime en
extra-large. J'entreprends donc de découper les carrées et de les agrandir à la photocopieuse de l'imprimante.
Assez fière du résultat. Ca rend bien je trouve.
Sauf qu'une fois de plus, je suis nounouille.
En fait, non, je me suis laissé porter par la réussite de ce que j'entreprenais, je trouvais ça super beau, et
j'étais persuadée au plus profond de moi-même que oui, oui, ça va rentrer sur la toile. Ca tiendra. Cherchez l'erreur... En dessous là, le truc blanc, c'est la toile.
Ben oui, ça
dépasse. De beaucoup même.
Si mon neurone de l'intelligence s'était mis en route, il aurait suggéré à mes mains de mesurer un des carrés
agrandis et de multiplier par le nombre de carrés sur une ligne. Voir si ça tenait dans les 60 centimètres. Ou même, j'aurais tout simplement pu m'arrêter à une ligne et poser la toile dessus, et
voir que ça rentrait pas.
Ca m'apprendra à me laisser emporter.
Je recommence donc. Avec un agrandissement moindre.
50 feuilles de papier (autant dire une forêt quoi, la honte) et une cartouche d'imprimante plus tard (pas
encore dit à Mr Flemmard...), j'en viens à bout.
Je scotche tout ça, je découpe le contour, et je plastifie. Ben oui, ça me ferait suer que tout ça se déchire au bout de 5mn. Avec toutes ces
mains enfantines qui traînent par ici, on n'est jamais trop prudents...
Pour la technique de la maroufle, là, faudrait que j'appelle ma copine Valérie...
Bref, j'utilise tout ça pour faire mon traçage sur la toile. Tout ça, c'était pour en arriver là, car je me vois
mal reproduire le dessin exactement à main levée, et encore moins 3 fois. Je veux que ce soit exactement identique.
Les cheveux, je fais en contour. Les traits du visage, je fais en pochoir.
Voilà, c'est prêt. J'ai fait les trois.
Yapuka peindre.
Pour le résultat final, faudra que vous attendiez que je finisse les trois... Ouaiiiiis, je sais, suspense....
Promis, j'essaye de faire vite. Plus vite que le théâtre de marionnettes...