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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 23:05

Mais qu'est-ce qui m'est passé par la tête de vouloir jouer aux peintres du dimanche. Surtout sachant que, là où j'habite, la main d'oeuvre pour ce genre d'activités artistique, ça n'est rien, rien comparé au plaisir de regarder quelqu'un d'autre faire.

Non, moi, j'aime pas faire comme tout le monde. Mes doigts et mes bras m'en veulent aujourd'hui.

Une de nos chambres, surnommée la "chambre rouge", du fait de la couleur de ses murs, vient de dire au revoir à son côté oriental lounge. Oui, out le rouge, à nous le vert. Je vous présente l'aventure "chambre campagnarde".

A force de consommer sans modération des émissions de déco du style Teva Deco et D&CO, Flemmarde, elle a voulu se la jouer moi aussi, je peux faire. A force de voir des photos de femmes en train de décaper un mur au karcher dans Maison Magasine, Flemmarde, elle s'est dit, facile, moi aussi, je peux faire.

Je vous préviens, c'est une longue histoire...

J'ai donc traîné mon Mr Flemmard, peu motivé à l'idée de devoir m'assister dans cette aventure, mais néanmoins plutôt partant, à l'idée de faire quelque chose ensemble, un truc sortant de l'ordinaire, dans une grande surface dédiée au bricolage. Deux heures plus tard, avec une facture déjà plus importante que si nous avions fait venir un peintre, nous sommes sorti avec la peinture, et tout l'attirail nécessaire pour repeindre les murs d'une chambre: raclette pour gratter les imperfections du mur, pinceau pour "dégager les angles" (merci Valérie pour tous tes conseils si précieux), un rouleau, un seau, un bac à peinture, de l'enduit pour boucher les trous, et la fameuse peinture. Du vert. Quitte à changer, autant changer du tout au tout.

C'est donc hier matin, samedi, que l'aventure a commencé. J'ai débarrassé la chambre (il y a d'ailleurs beaucoup trop de choses dans cette chambre, qui fait office en passant de chambre d'amis/bureau/coin brico), et sorti tout mon petit matos. Je me suis habillée pour l'occasion, jean pouvant être taché sans remords, vieux haut à la limite d'être jeté, baskets, et foulard sur les cheveux, pour pas se retrouver avec des mèches blanches. Je me suis même maquillée tiens. Comme si c'était pour moi un rendez-vous très spécial. Bon, attention hein, j'ai pas sorti le gloss (je n'en ai pas d'ailleurs), je me suis juste maquillée comme d'habitude. Poudre, mascara. N'empêche que je me suis maquillé quand même. Pour faire de la peinture en bâtiment. Je dois avoir un grain.

Heureusement, j'avais mon assistante, plus motivée que jamais. Ca faisait deux jours, depuis l'achat de la peinture, qu'elle me posait la question une fois toute les demi-heures: "Ca y est?? On fait la peinture??"...

Alors pendant que le Gnomy Flemmard est resté avec sainte dada (la nounou ici, elle s'appelle dada, comme on pourrait l'appeler tata, ou nanny)...

Son petit air malheureux, petite goutte de morve au nez, c'est dû au fait qu'il a fallu qu'on le fasse sortir de la pièce environ 50 fois. Et lui, ça lui plaisait pas. Il voulait être "là où ça se passe"... 
Une fois la pièce débarrassée, j'ai dévissé les étagères. Et pour dévisser, c'est comme pour mélanger mes pâtes à gâteau, je sors mon ami Boschy là. Non, non, je ne fais pas de pub. Je parle juste d'une visseuse-dévisseuse électrique. Bref, une qui fait qu'on se casse pas les bras dès le début. Surtout que là, il y avait 16 visses pour faire tenir ces 4 étagères. Voyez le rouge "original" en dessous, c'est à dire avant ce foutu soit disant verni mat...
 
Et c'est là que je me suis mise à gratter. Le but, comme m'avait dit Mr Flemmard, c'est d'enlever d'éventuelles imperfections du mur. Ca a fini comme ça:
Vous pouvez apercevoir, au milieu des lambeaux de peinture, le Gnomy Flemmard qui patauge dans la poussière... pas bien... Et ma Gnomette Flemmarde, d'une aide précieuse. Elle aurait préféré gratter. Mais je faisais déjà assez de dégâts comme ça...
 
Mr Flemmard était descendu au café à ce moment là. Tout d'un coup, je me suis dit, ça y est, c'est foutu, je vais me faire tuer. Il va me massacrer à coups de: "je t'avais dit qu'il fallait faire venir un peintre", "toi et tes idées à deux balles", etc, vous voyez le genre...

Mais bon, j'avais commencé, fallait aller jusqu'au bout. J'ai donc continué. C'était marrant je dois avouer. Ca partait en gros lambeaux, on aurait dit de la tapisserie. Faut dire, cette chambre a été repeinte à peu près 5 fois en 4 ans. Rouge, recouche de ce même rouge 2 ans plus tard, puis un autre rouge, et le fameux verni devant être mat à la base, mais qui est sorti brillant cause peintre mal informé. Donc il y avait une sacrée couche de peinture. Le gommage intégral était de rigueur. Quand Mr Flemmard est rentré de son café, il a reconnu que c'était bien. Ouf. Premier succès.

Donc j'ai gratté...
 
Et il m'a aidé à gratter... 
Chambre rouge devenue chambre blanche.

Mais chambre blanche, au plâtre. Rien dessus, et pas mal d'imperfections (comprenez "trous", dus à la raclette un peu trop agressive, ou alors étaient-ce nos mains qui furent trop agressives??). On sort l'enduit. Sauf que l'enduit, il faut faire tout le mur. Mais nous, comme on est plus forts que la moyenne, on va enduire juste là où il y a des petites fissures, là où il y a des petits trous. Donc on enduit. Un peu, par endroits. Grosso modo quoi.
Là il est déjà 17h. Vous pouvez le voir à la lumière d'un soleil plongeant façon fin d'après-midi. Sauf qu'il faut que ça sèche pendant 4 heures. Bon, la chambre rouge ne sera pas verte ce soir je crois.

Entre temps, je vais chercher la Gnomette Flemmarde à la fête d'anniversaire où elle était invitée. J'avais 'achement la classe je dois avouer, au milieu des mamans bien sappées: moi, jean désormais tout pourri, tout poussiéreux, de la poudre blanche dans les cheveux et sur les bras, de l'enduit sur les ongles. Maman façon chantier.

Vers 18h, Mr Flemmard me pousse pour attaquer la couche de blanc. La couche d'apprêt quoi. Il est aussi patient que moi: L'enduit à l'air sec. Ca nous suffit. Pas la peine de respecter les 4 heures indiquées sur le pot. Donc on attaque l'apprêt. Comme qu'il a dit le monsieur au magasin. Parce qu'entre temps, j'étais repassée dans une grande surface de bricolage, pour demander quoi faire avec mon mur de plâtre. Ben oui, on peut pas tout savoir quand on est bricoleur du dimanche (samedi en l'occurrence là).

On sort donc la peinture, on dilue, 25% d'eau comme qu'il a dit le monsieur, on ouvre l'emballage du rouleau, je colle le scotch sur les plinthes, et je dégage. Comme qu'elle fait Valérie. Et on rouloutte. Comme qu'elle fait Valérie. Ou Franck. Une bande verticale, et on applique horizontalement pour étaler la peinture. Sauf que ça a l'air vachement facile quand elle ou il le fait. Et rapide. Pourquoi chez moi ça fait si mal au bras et aux doigts? Et pourquoi ça va pas plus vite. Comment qu'elle fait Valérie pour redécorer 3 pièces en une journée? Me mentirait-elle chaque dimanche soir à me faire croire que redécorer, et peindre, et customiser, et tout ce qu'elle fait, ça prend qu'une journée? Aurais-je été trompée par la marchandise durant toutes ces années?

Bon, n'empêche qu'il fait nuit, qu'on ne sait même plus où on a passé le rouleau (aller chercher du blanc sur du blanc), qu'on a mal partout, que Mr Flemmard en a marre et qu'il est parti prendre sa douche. Et que moi, il me reste une moitié de mur et le haut de la porte-fenêtre à faire. J'ai mal. Mais je termine. Courageuse la fille hein?? livrée seule face à ce mur blanc, tellement blanc qu'il en est devenu déprimant.

Il est 20h. Je suis fatiguée. Heureusement que la nounou était là pour surveiller les Gnômes. Ils sont dans le bain. Moi, j'en aurais bien besoin d'un. Pas que je pue, mais presque. Mais il y a du blanc de partout. C'est bon. Je n'ai qu'une envie, me vautrer devant la télé pour reposer mes muscles. Et dire qu'il va falloir remettre ça demain. En couleur.

Ben non, on ne remettre pas ça. Parce que Mr Flemmard a appelé le peintre. Ca va, j'ai voulu essayer, j'ai essayé. Mais autant en blanc, y'a pas vraiment de dégâts possibles, autant en vert, ça pourrait tourner au massacre. Le "trip à 100 milliards de dollars" comme qu'il l'a appelé mon chéri. Ca nous aura coûté le matos, plus le peintre. Le peintre, lui, serait venu avec son matos. N'empêche que je suis assez fière de ce qu'on a fait. Endolorie, mais fière.

J'ai même pas de photos de MON produit fini. Hier soir, trop fatiguée, ce matin, le peintre a attaqué tellement vite que je n'ai même pas eu le temps de m'en rendre compte. 
Voilà donc notre cher et tendre peintre qui est venu. Oui, le peintre travaille même le dimanche ici. Elle est pas belle la vie?

C'est là qu'il a expliqué à Mr Flemmard comment finalement, on avait bien bousillé le mur en jouant avec la raclette... les boules? Moi? Nooooon... Enfin, juste un peu... pas grave, je prends sur moi.

Il a donc re-enduit. La chambre entière. Lui, il sait faire.

Il a poncé. Lui, il sait faire.

Il a repassé une couche de blanc. Lui, il sait faire.
 
Et enfin, il a repeint. Lui, il sait faire.


La pose pour la photo magazine...

Et le résultat. A la lumière artificielle. Désolée, il est déjà 21h. Et oui, il a bossé dur de 9h du matin jusque 21h. J'admire. Il a même pas mal aux bras lui.
 
Dieu bénisse les artisans qui connaissent leur métier. Pardonnez-moi d'avoir pêché croyant être plus forte que ce que je suis vraiment. Je ne suis au fond qu'une simple flemmarde, pleine d'idées, mais pas très douée dans le gros oeuvre. La prochaine fois, je me contenterai d'une simple toile de 1m sur 1. Voire 2. Dans un jour de grande motivation.

Résumé du WE comme vient de me dire Mr Flemmard: Jour 1, destruction, Jour 2, sauvetage... Prochaine expérience "on joue aux peintres du dimanche": JAMAIS.

A suivre, les photos de la chambre campagnarde réinstallée et décorée.

Bonne nuit. Ca m'a fatiguée de le regarder travailler si dur... 

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Published by Flemmarde - dans Flemmarde bricole
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commentaires

Denise 12/10/2008 15:04

Eh bien, chère Flemmarde, je trouve qu'en tant que soi-disant flemmarde, vous êtes drôlement productive ! Trouver le temps de rédiger, en gardant le sens de l'humour même si les choses dérapent quelquefois, faire les photos, mettre tout ça en place en jetant un oeil attentif sur les mistouflets qui n'arrêtent pas, bien enendu, de faire des bêtises, eh bien CHAPEAU !

En tout cas, je prends bien du plaisir à vos articles, et ça me rappelle le temps où je devais moi aussi assurer sur tous les plans.

Et maintenant que je ne suis plus dans la vie dite active, parfois je regrette le tems où il fallait jongler pour arriver à tout faire.

Comme quoi, on n'est jamais content de ce qu'on a, et c'est ça qui est bien dommage !

Alors courage, profitez des bons moments et ne vous appesantissez pas sur le reste !

Je vous embrasse,
Denise

Flemmarde 13/10/2008 00:15


Merci Denise pour ces compliments. Ca fait toujours plaisir.
Et bien je vous invite à venir jongler avec moi alors...
Je paye pas cher par contre... ;)
En espérant que vous me lirez régulièrement.