Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 01:30
Je crois que je vais finir par le dire sur tous les tons, de toutes les manières possibles et inimaginables, bientôt, la version en anglais.

J'aimerais bien écrire des articles pour des magazines féminins, c'est un boulot qui me botterait. J'aime bien écrire. Jusque là, vous avez le droit à ma prose version humoir dérisoire sur moi-même. Une fille qui a envie de pleins de choses, qui bataille pour en réaliser pas mal (surtout depuis que je publie dans ce blog je dois avouer, faut bien que je passionne mon lectorat non?), mais qui dans le fond, est assez pantouflarde et qui ne rêve que d'une chose du matin au soir: se glisser sous la couette pour faire un bon gros dodo.

En ce moment, je suis dans une période de ma vie
que je pourrais nommer, comment dire, "crise de la trentaine", envie de passer à autre chose, avec un soupçon de "je suis trèèèès fatiguée", "j'en ai marre", "qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie. Môman, si tu lis, pas la peine de m'appeler tout de suite hein, surtout si tu lis ça à 8h du matin et que c'est encore 6h chez moi. De toutes façons, on en a déjà parlé au téléphone, alors no souci hein?? Ben voui quoi, j'ai bien le droit de faire des petits clins d'oeil à ma môman chérie, non? C'est vers elle que je me tourne pour la bénédiction ultime quand j'ai des coups de tête.

Bon, en tous cas, après une dure journée de peinture (je vous en dirai plus demain avec un peu de chance), je me suis mise devant la télé (ma récompense suprême en toutes occasions), devant une énième rediffusion de ce bon vieux Sex and the City. J'écoutais la narratrice Carry Bradshaw, futur moi, ouep, un rêve pour le moment, et j'ai écrit ça. Biba, Cosmo ou autre, si vous voulez me publier, laissez moi un petit commentaire. Je suis ouverte à toutes propositions....

Allez, je vous montre mes tentatives de cartes d'anniversaire, je peux bien vous montrer mes essais philosophiques non?

Femme active, épouse, maman. Et si je n'avais plus envie de vouloir jouer sur tous les fronts ? Cela signifierait-il que je ne suis pas la super woman que je devrais être ?  Celle de tous les magasines,  ou celle qu'on voit à la télévision ?

J'aime mon boulot, j'aime mon mari, j'aime mes enfants. Mais je n'arrive plus à gérer les 3 en même temps. Ou plutôt si, je gère, mais j'ai l'impression de ne plus réussir à le faire de manière optimale. Penser aux enfants enrhumés à emmener chez le pédiatre entre deux rapports, penser au mari qui aimerait que je prenne un peu soin de lui entre le bain des enfants et leur dîner, penser à la réunion de demain tout en regardant un DVD. Tout faire, mais ne rien faire bien. Je n'ai plus envie de me contenter de gérer grossièrement.

Je ne peux définitivement pas abandonner mon mari. Ni mes enfants. Me reste à mettre de côté mon boulot. Revenir au statut de « femme au foyer ». Celle qui s'occupe de ses enfants, de sa maison et qui vit. Et non plus qui survit.

Soyons honnêtes, l'égalité des sexes n'existe pas. Nous en sommes encore loin. L'homme qui sort ne serait-ce qu'à l'heure du travail pour aller chercher les enfants à l'école régulièrement, et pas juste exceptionnellement, ça ne se fait pas. L'homme qui s'inquiète de savoir ce que mangeront les enfants le soir au dîner, cela paraît invraisemblable. L'homme qui donne le bain aux enfants, les mets en pyjama, et les borde avec une histoire, ça relève de la série américaine sur la famille pseudo-parfaite.

Parce que l'homme lui, travaille, il a des soucis, il est le pilier de la famille, le protecteur, celui qui fait vivre sa famille.

Mais alors moi dans tout ça, la journée, je pars faire des séances de relaxation ? Non, je pars aussi travailler. Je pars affronter les conflits du lieu de travail. Moi aussi je suis un pilier dans cette famille. Je m'assure de son bien-être, et je participe au budget.

Alors pourquoi est-ce moi qui cours le matin pour me préparer tout en servant le petit-déjeuner à la plus grande ? Pourquoi est-ce moi qui m'habille en 30 minutes parce qu'entre le pantalon et la chemise, j'ai dû changer la couche du petit dernier, et qu'entre la chemise et les chaussures, la grande avait renversé la totalité de son lait sur le sol de la cuisine ? Pourquoi est-ce moi qui le soir, en rentrant du travail, après être allée chercher les enfants scolarisés dans leurs écoles respective, m'occupe des devoirs, du sac à préparer pour le lendemain, du gâteau pour le goûter du jardin d'enfants, du bain, du repas, du bisou du soir ?

Je n'ai plus la force d'affronter tout cela en même temps. Je n'ai plus l'envie de gérer cet emploi du temps chaotique. Je n'ai plus envie de redouter chaque dimanche soir le lundi matin et de prier toute la semaine durant que le vendredi arrive au plus vite.

J'ai 3 boulots, et je n'en peux plus. J'ai envie d'abandonner. Cela fait-il de moi une femme faible ? Une femme plus faible que la voisine qui elle, réussit à tout concilier avec brio ?

Certes, j'ai de l'aide à la maison. Je ne vais pas dire le contraire. Je n'ai pas ou alors très peu, de soucis quotidiens tels que le ménage, la lessive ou le repassage. Ma maison est toujours propre, mon linge plié, repassé et rangé dans mon armoire, et la vaisselle se trouve à sa place dans les armoires. Mes propos pourraient paraître bien futiles pour les mamans européennes.

Pourtant, ma fatigue est bien réelle. Et aucune cure de vitamines, de magnésium ou de sels minéraux n'en vient à bout. Ma fatigue est physique, mais elle est aussi psychique. Mon esprit est fatigué de toutes ces pensées et actions qui mènent mes journées de manière chronométrée.

Si être maman est le plus beau métier du monde, c'est aussi le plus fatiguant. Et d'ailleurs, le dicton le dit bien : maman, un métier.  

Et c'est le seul pour le moment que j'aimerais exercer. Je suis moi, avec mes qualités et mes faiblesses. Et j'espère ne pas être jugée sur ma décision.  Certains considèreront cela comme un retour en arrière pour la femme. Moi, je prends ça pour un pas en avant pour ma vie personnelle. Me concentrer pleinement sur ceux que j'aime. Ceux qui sont le plus important à mes yeux. Ceux qui n'ont pas de prix. Ni le prix d'un chauffeur pour les chercher à l'école, ni celui d'une nounou pour leur faire prendre le bain à ma place.

F.


Voilà pour mes états d'âme du moment. Sur ce, bonne nuit. J'ai trop mal à la main d'avoir gratté la peinture, passé de l'enduit, et appliqué la peinture au rouleau. En n'oubliant pas de dégager les angles bien sûr...

Partager cet article

Repost 0
Published by Flemmarde - dans Flemmarde pense
commenter cet article

commentaires

CHRIS 14/02/2009 08:36

Est-ce que tu travailles à temps plein, dans ce cas là pourquoi ne pas passer au temps partiel si c'est possible !!!!

Flemmarde 14/02/2009 18:09


Bonjour,

Pas vraiment de possibilité de temps partiel dans mon secteur, et puis, là ce billet, je l'ai écrit y'a longtemps, ça va mieux depuis. Des hauts et des bas!!  


LILI 17/10/2008 22:06

moi j'ai commencé a travailler a 16 ans,me suis marié a 23,j'ai eu ma premiere fille a 25,la 2éme a 30 et la 3émé a 34,
je me suis arreté de travailler quand la 2éme avait 9 mois car je ne faisais que courir du matin au soir et j'ai calculé qu'une fois que j'avais payé la cantine,la creche et la nounou pour le soir car je finissais a 19h30 il ne me resté que 1000francs sur ma paye
je suis resté sans travaillé jusqu'au 14 ans de la derniére,et je vous jure que je ne le regréte pas car je les ai vu grandir et sa passe vite le temps !!!!
quand elles étaient a l'école je pouvez faire se que je voulais de mon temps libre (en plus des cours,ménage,repassage etc....) moi j'aimé coudre,brodé,et le mercredi ma soeur et ma niéce venaient avec leurs enfants passé la journée alors que maitenant sa fait 4 ans que je retravaille je recommance a courir

Flemmarde 18/10/2008 01:59


Oui je comprends que vous ayez eu envie d'arrêter. En effet, si une fois toutes les charges déduites, il ne reste plus rien, et surtout pas de temps pour soi, c'est pas la joie.
Pourquoi avez vous repris?
Moi j'hésite encore un peu, mais la décision finale n'est pas loin. Je veux juste être sûre de prendre la bonne. Pas facile!!!
Courage Lili.